Les écovillages sont une réponse au développement endogène ( acteur )

Les écovillages sont une réponse au développement endogène ( acteur )

 
 
source:APS
 

Les écovillages constituent une réponse aux problèmes actuels des Sénégalais et autres africains, notamment ceux liés au développement endogène, à l’autosuffisance et à la solidarité, a dit le professeur Malamine Kourouma, fondateur et président du comité d’éthique du Consortium international d’ingénierie, de stratégie et d’intelligence.

‘’Le concept d’écovillages nous est familier. Bien que nous soyons tentés par les solutions de développement actuelles, nos sociétés traditionnelles ont toujours fonctionné sur des principes simples et de bon sens. Tous ces principes ont été des points d’inspiration pour la mise en place d’écovillages à travers le monde’’, a-t-il notamment expliqué.

Le professeur Kourouma animait, samedi, un point de presse à Ngaparou (département de Mbour), à l’initiative de la Fondation Aïdara Chérif, pour illustrer la mise en place de solutions concrètes adoptées au profit des communautés nationales et africaines.

Pour le cas du Sénégal, il a signalé que dès 2002 déjà, les écovillages de Louly-Ngogome, situé sur la Petite Côte, et de Yoff, à Dakar, ont vu le jour. ils ont été suivis de plusieurs autres initiatives dont les plus récentes sont les projets de Mbam, de Popenguine, de Ngaparou, de Pointe Sarène et de Guédé. 

‘’Il y a aujourd’hui, une réelle volonté de changement des organisations sénégalaises en matière de développement durable. Voilà pourquoi la Fondation Aidara Chérif s’est imposée comme le pôle fédérateur d’un consortium entre ces différentes structures'', a expliqué le professeur Kourouma.

Selon lui, des axes sont identifiés et proposés comme étant des réponses à travers les écovillages. Il s’agit, d’abord des axes culturel et spirituel, consistant à redécouvrir des valeurs traditionnelles, favoriser le respect mutuel des croyances.

L’axe écologique consiste à rétablir les écosystèmes originaux, en phase avec les valeurs morales et spirituelles, tandis que l’axe social à pour but d’agir sur l’environnement pour aider à régler les problèmes socioculturels (alimentation, santé, éducation, etc.) Sensibiliser les populations aux enjeux du développement durable.

Pour ce qui est de l’axe économique, il s’agit, surtout, de fonder le développement économique sur le tryptique : valeurs morales et spirituelles, écosystèmes et organisation sociale, a encore dit le professeur Kourouma.

Ecopartenaires